lundi 7 janvier 2013

Affaire Laurent Vallier: un an après


Un an après la découverte macabre du corps de Laurent Vallier et de ses quatre enfants et alors que l'enquête semblait au point mort, le Phnom Penh post nous informe qu'un juge d'instruction Français et le juge cambodgien, Chem Rithy chargé de l'affaire se rencontreront d'ici à la fin du mois.

La famille de Laurent se déplace au Cambodge, à cette occasion . Au centre des questions actuelles, car personne n'a jamais réellement cru à un suicide qui aurait été généré par un coup de folie, se pose la question : A qui profite le crime ?

Mise en scène macabre ?
Persuadés qu'il s'agit d'une affaire criminelle, ses parents ont porté plainte pour «assassinats». Plusieurs éléments les confortent dans cette idée. «Tout d'abord, Laurent était jalousé, car considéré comme riche. Il ne se sentait plus en sécurité au Cambodge», ont-ils expliqué. Son frère ajoute : « En août, son chien a été empoisonné et on lui a saboté du matériel ».

Pour toute la famille, les assassinats auraient été maquillés, «mise en scène».

«Les restes de deux des enfants de Laurent ont été retrouvés dans des valises placées à l'arrière de la voiture. Il s'agit d'un rite de suicide asiatique auquel n'aurait jamais pensé Laurent».

Dans ce contexte, la belle famille de Laurent Vallier, dont l'épouse était décédée lors de l'accouchement a été entendue, récemment par le juge d'instruction. Celui ci a déclaré que l'enquête de la recherche de la vérité continue et que la belle famille n'est pas pour l'instant en situation d'être accusée, en raison d'absence de preuve , même si elle bénéficie du foncier et de la maison du couple Vallier.

Cette affaire, en raison de son atrocité avait particulièrement émue la communauté des expatriés , si certains pensaient qu'elle était enterré,  c'était sans compter sur la ténacité de la famille française de Laurent qui se bat depuis toujours pour que la vérité soit faite sur cette affaire.

Dominique Mas, Premier Conseiller à l'ambassade de France  a déclaré dans un courriel que l'enquête est toujours en cours et que «deux juges d'instruction, français et cambodgien,  vont se rencontrer en prévision de travailler ensemble et d'échanger des informations, conformément à la demande de la commission rogatoire envoyée par le juge français à la justice cambodgienne : "Ceci est en accord avec la forte coopération qui a été lancée à partir du début de l'affaire entre les polices française et cambodgienne et les juges."

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